C’est icy un album de bonne foi, mon très cher lecteur. Il t’advertit dès l’entrée, qu’il ne se propose à aucune fin, que domestique et privée. Il n’y ay eu nullu considération de ton service, ny de sa gloire. Mais là je me demande franchement si ses forces seraient-elles capables d’un tel dessein. Mais là je commence avec ces rêveries. De toutes façons il me semble être très bien voué à la commodité particulière de ses parents, ainsi que de ses amis : afin qu’ils y puissent, une fois notre artiste ayant parti à l’autre monde, retrouver aucuns traits de ces conditions et humeurs. L’espérance reste que de ce fait ils nourrissent plus entière et plus vifve, la connaissance qu’ils ont eu de ce géant de ce qu'on a l'habitude d'apeller hip-hip experimental: Flying Lotus, qui a déjà beaucoup nous livré.
Il n’y a aucune doute, si c’eust esté pour recherche la faveur du monde, il se fût paré de beautez empruntées, ou se fût tendu et bandé en sa meilleure démarche. J’oserais dire qu’il veut qu’on lui voie en sa façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention, mais avec beaucoup d’artifice. Ce qu’expliquerait d’un coup tous ses mouvements d’une abstraction ininterrompue, traversée dans ce désir d’au-delà : car, c’est luy même qu’il peint. Ses défauts devront alors y être lus au vif.
Ainsi, cher lecteur, nos jours sont jours d’angoisse, ils sont jours de mensonge et jours d’inquiétude. Le simple fait d’encore y trouver des exemplaires d’une honnêteté, bien que douteuse, est déjà digne de considération. Et c’est dans ces jours que je me suis permis de dire, c’est lui-même la matière première de son album : ce qui est raison suffisante pour qu’on emploi notre loisir en un subject si frivole et également si vain.
A Dieu donq, de Tours, ce vingt-sept mars de deux mille dix. 
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