vendredi 26 mars 2010

The Faint - Wet from the Birth (2004)



D’abord, il s’agit pas d’un album mémorable ou d’un exemple rare d’accomplissement dans le domaine de la musique. Pourtant, à ces qui cherchent pas toujours une vraie œuvre d’art ces gars venus directement de l’Omaha ont quelque chose à dire. On n’entendra pas forcement, car la musique elle est trop forte.En 1999 ce groupe a nous livré l’album Blank-Wave Arcade, album des morceaux bien dans le moment d’alors, imprégnés d’une énergie naïve, dépendants d’un certain punk rock. Bref, ils y faisaient la queue avec d’autres groups, se distinguant pas trop du reste. Apparemment quelque chose n’allait pas, et en 2000 ce même Blank-Wave Arcade est apparue encore une fois, pour cette fois là il a été retravaillé, remanié, remixé. Tout un nouveau coup d’énergie a été ressenti là. Des moments très classiques de l’électronique des années 80 a été pris comme l’influence très centrale pour le groupe, et son visage actuel commençait à prendre forme.Wet from the Birth marque de façon exemplaire la compétence du groupe en animer les pistes de danse. Musique vintage qui met en scène des éléments du punk, du new/no wave, de ce qu’actuellement on a la tendance d’appeler electroclash, c’est une musique pour bouger, et on bouge beaucoup, en effet! Toute un ligne de cordes est entendue dans l’album, le morceau initial (Desperate Guys) marque déjà cette ouverture musicale, pour arriver à un mur des synthétiseurs et des vocaux très déformés. Paranoiattack aussi y joue très parfaitement, avec ses chœurs et son répétition on peut arriver sans problèmes à danser jusuq’au lever du soleil.
The Faint peut très bien continuer à faire sa musique de piste de danse, ils en font pas mal, leur nouvel album Fasciination en fait la preuve. Ils sont cependant destinés à n’être que ça : un groupe dont on écoute dans ces moments qu’on veut mettre nos corps en feu.

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